BORN TO BE  ALIVE EN 1979

Born to Be Alive est une chanson du chanteur français Patrick Hernandez, composée en 1973, initialement sortie en 1978 et qui connut d’abord le succès en Italie la même année sous une version remixée, version qui sortira au début de l’année suivante en France ainsi que dans d’autres pays européens, avec le succès énorme qu’on lui connaît.

Premier single extrait de son premier album studio éponyme Born to Be Alive (1979), la chanson a été écrite par Patrick Hernandez et produite par Jean Vanloo. Le single a rencontré un succès mondial à l’époque, notamment en Europe où Born to Be Alive se classe n°1 en Autriche, en Suède, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et en France.

Born to Be Alive est le premier single et le seul grand succès du chanteur français qui affirme dans son livre Alive ! qu’il est « le troisième titre le plus vendu de l’histoire de l’industrie musicale. Le single a obtenu 56 disques d’or dans 25 pays… Au total, 27 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde». Il rappelle également que le single lui rapporte en droits d’auteur entre « 800 et 1 500 euros par jour ».

Patrick Hernandez est né le 6 avril 1949 au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise), d’un père préparateur en pharmacie d’origine espagnole, et d’une mère comptable d’origine italienne. Il grandit à Savennières, une commune proche d’Angers, et passe la fin de son adolescence avec sa mère à Goussainville (Val-d’Oise) où il fréquente le collège Pierre-Curie1. « C’est là que j’ai commencé à faire de la musique de manière professionnelle. Les hasards de la vie m’ont amené en Périgord. J’avais 19 ans et je débutais en jouant dans des bals, à Périgueux ou à Limoges », dit-il.

 

ÇA C’EST PASSÉ EN 1979

Janvier

10 janvier : le ministre de l’économie René Monory annonce la « libération totale des prix » pour l’année 1979.
13 janvier : à Paris, quelques dizaines d’autonomes saccagent le quartier de la gare Saint-Lazare, mettant le feu à des banques, agences d’intérim, des cinémas porno et à une perception des impôts et brisant des vitrines de magasins.
16 janvier : loi confiant la gestion complète de l’indemnisation du chômage aux partenaires sociaux.
23 janvier : plan de redressement de la sidérurgie. Agitation en Lorraine : débuts de la crise ouverte de la sidérurgie en Lorraine.

Février

21 février : mobilisation des historiens contre Robert Faurisson et les négationnistes : « Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz » (Le Monde). Parmi eux Philippe Ariès, Pierre Chaunu, Fernand Braudel, Michelle Perrot, Jacques Le Goff, Pierre Vidal-Naquet, Ernest Labrousse.
23 février : b, ministre de l’Industrie, présente un plan de redressement de l’industrie sidérurgique.
24 février : manifestations à Longwy contre le plan de restructuration de la sidérurgie.

Mars

9 mars : premier vol du Mirage 4000, un prototype d’avion de chasse de Dassault Aviation.
18 et 25 mars : élections cantonales.
23 mars : à Paris, la marche des sidérurgistes tourne à l’émeute.
29 mars : Louis Pauwels popularise le terme de « Nouvelle Droite ».

Avril

1er avril : premier numéro du magazine Gai Pied.
6-8 avril : congrès du PS à Metz : Michel Rocard défend une révision du Programme commun. François Mitterrand remporte la majorité sur la fidélité à ce programme.

Mai

1er mai : mitraillage du siège du patronat français par Action directe.

Juin

Second choc pétrolier. Augmentation de 30 % à 35 % du baril de pétrole selon les pays fournisseurs, ce qui pour la France représente une facture alourdie de 15 milliards de francs, soit 1 % du PIB.
7 – 10 juin : élections européennes
26 juin : Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, André Glucksmann et Michel Foucault se rendent à l’Élysée pour l’opération « Un bateau pour le Viêt-nam ». Ils demandent 3000 visas au président Valéry Giscard d’Estaing pour les réfugiés embarqués sur le bateau l’Île de Lumière. Celui-ci en concède 1000. Après quoi Sartre et Aron s’en vont côte à côte, comme ils étaient venus. « Aron était un peu plus ému que Sartre, se souvient André Gluscksmann. Il était plus recueilli. Sartre, déjà aveugle, attachait moins d’importance à la rencontre »;
le paquebot France est vendu à un armateur norvégien.

Juillet

1er juillet : libération du prix du livre mais contingentement du fioul domestique. Le ministre de l’Économie René Monory déclare : « Les ménages, et non les entreprises, doivent payer la facture pétrolière ».
14 juillet : un million de spectateurs assistent place de la Concorde au premier méga-concert de Jean Michel Jarre. Ce chiffre constitue à l’époque le record du monde qui sera pulvérisé à plusieurs reprises par Jean Michel Jarre lui-même.
25 juillet : les partenaires sociaux de la sidérurgie sont réunis pour discuter d’une proposition patronale de convention sociale portant sur des « mesures de cessation anticipées d’activités ». 21 000 emplois doivent être supprimés d’ici 1981;
la commission parlementaire chargée de trouver les causes au déficit de la Sécurité sociale, estime qu’il y a plusieurs raisons : les salariés qui jouent aux malades imaginaires, le gaspillage médical, les dépenses hospitalières (44 % des prestations), l’extension des droits à pratiquement tous les Français (64 % en 1955) et enfin le chômage. Raymond Barre annonce l’augmentation des cotisations sociales des assurés pour une durée de dix-huit mois, un blocage des honoraires médicaux et une diète budgétaire pour les hôpitaux.

Août

1er août : Loi fiscale réduisant de 1 % les cotisations patronales à l’assurance maladie.

Septembre

4 septembre : inauguration du Forum des Halles par le maire de Paris, Jacques Chirac.
17 septembre : le premier restaurant McDonald’s de France ouvre ses portes à Strasbourg, Place des Halles.
20 septembre : assassinat de Pierre Goldman par deux hommes se revendiquant du mystérieux groupe « Honneur de la police ».

Octobre

3 octobre : suicide de Nikos Poulantzas qui se jette du vingt-deuxième étage d’une tour du treizième arrondissement.
10 octobre : révélation du Canard enchaîné sur l’affaire des diamants de Bokassa mettant en cause le président Giscard d’Estaing.
16 octobre : une partie du chantier d’agrandissement de l’aéroport de Nice s’effondre en mer ce qui cause un mini raz-de-marée sur la côte entre Nice et Antibes. Bilan : dix personnes trouvent la mort.
30 octobre : le ministre du travail Robert Boulin, est retrouvé mort dans la forêt de Rambouillet après sa mise en cause dans une affaire immobilière. Les circonstances du décès restent obscures.
31 octobre : accords de Lomé II entre la CEE et des pays ACP.

Novembre

Les ministres RPR refusent de voter le budget (fin en décembre).
Actuel, magazine nouvelle formule, n°1 (Jean-François Bizot) : « Les années quatre-vingt seront actives, technologiques et gaies. »
2 novembre : L’« ennemi public numéro un », Jacques Mesrine est tué par des policiers.

Décembre

Le dollar tombe à 4 francs.
24 décembre : le Conseil constitutionnel annule la loi de finance pour 1980.